Revue Miroir

La revue des ateliers d’écriture de Laura Vazquez.

Catégorie : Marthe Pequignot

  • Mes fleurs en papier s’épanouissent 
    Elles prennent toute la place 
    Elles attendent le grand jour
    *
    Les fleurs du jardin sont rose fluo
    Et les rares roses d’un rouge lumineux 
    La pelouse est verte 
    Mes rêves et mes regrets y courent dans l’ombre 
    *
    Il y a des affaires mal rangées dans l’appartement déjà trop petit pour nous deux
    pour nos espoirs et nos ambitions
    Nous sommes matérialistes 
    Parce que nous plaçons trop d’espoir dans les objets 
    Comme des pièces de puzzles pour compléter un vide intérieur 
    *
    Il faudrait plus de murs pour nos tableaux et nos fresques et les sculptures que nous ne possédons pas
    * 
    Pour l’instant les baies vitrées et le canapé que tu n’aimes pas restent là 
    Et j’arrive certains matins à trouver une chambre à moi pour écrire
    *
    Tu as peur de tomber de ton piedestal
    Mais ça ne risque pas d’arriver 
    J’en fabrique régulièrement 
    * 
    Tu dors dans notre chambre et j’écris que j’ai envie de venir prendre ta main
    *
    Cette nuit tu as embrassé mon tibia, j’en suis presque sure
    C’était bon de se sentir adulée
    *
    Comment nous confectionner des cérémonies où tu ne t’absenterais pas 
    Pour rejoindre le gouffre des angoisses
    *
    Je cherche des vêtements qui te fassent oublier tes vieux fantômes, 
    Il faut que je prenne garde à ne pas me couvrir d’un drap blanc
    *
    J’aime mieux l’appartement quand j’y tisse des textes 
    *
    J’habiterai là où tu m’emmèneras 
    * 
    Ma seule façon d’être indépendante c’est avec toi 
    *
    J’ai peur des autres filles et je suis possessive 
    *
    Je voudrais que nous nous passions de la science
    *
    Je ne sais pas si notre amour est conjoncturel ou structurel 
    * 
    J’aime quand nous jouons aux devinettes
    * 
    Je ne saurais pas écrire tes rêves 
    * 
    Pourtant je connais bien les histoires que tu te racontes, tes petits contes de fées
    *
    Je t’ai choisi car nous rions des mêmes choses 
    *
    Et parfois non et c’est très bien ainsi 
    * 
    Nous sommes deux narcisses qui ont fleuri dans Paris avec des pétales vaniteux
    *
    Je t’entends soupirer dans la chambre et je me demande comment rendre ton réveil le plus joli possible 
    *
    Je me demande si toi aussi, tu prends parfois le temps de créer et si tu me comprends
    * 
    J’espère