Alors, elle pleura. Longtemps, elle pleura. Elle pleura dans son lit, dans sa cuisine, dans sa salle de bains.
Elle pleura lorsqu’elle se réveillait, lorsqu’elle s’endormait, lorsqu’elle mangeait, lorsqu’elle pissait.
Elle pleura dans sa voiture, dans le bus, à vélo.
Elle pleura sur son bureau, sur des épaules sur des bancs publics.
Elle pleura debout, assise, et parfois allongée.
Elle pleura les hommes, elle pleura la bêtise, elle pleura les malades, les morts, les tristes, les animaux, la banquise, la terre entière. Elle pleura beaucoup.
Elle pleura seule et parfois accompagnée.
Et un jour, elle ne pleura plus. Ses yeux avaient séché. Et elle voulut le pleurer, encore, mais elle ne pouvait plus.