De beauté il n’est rien
Le monde est un camion sans bande d’arrêt d’urgence
Une distinction, un éclat et c’est la nuit en évidence
Les règles sont plus claires lorsqu’on ne les voit plus
Des montagnes, tu verras la jungle,
Des anacondas manger des tigres rubis sur l’ongle
La terre est une mère absente
Son père, une allumette
Je me sens, en tant qu’humain, un twist :
Glisser par la fenêtre le temps des sakura
Prendre un Aérius
Dans l’eau du canon, on a la chair, la poudre
La noirceur de la suie, et la déréliction
Les poissons ne sont qu’à une lettre de la toxicité
les mots, à une intonation de la fureur
le ciel, à un extrême de la sangre
La mort, ça c’est quelque chose
Les sueurs à l’usine se charge des mêmes poussières que celles de la peur
Celle de l’amante des mêmes odeurs que celle de l’amante
L’odeur, ça c’est autre chose
Le plus beau pari, en tout cas le plus fou, est le plus cru.
On veut se défouler sur une porte, l’ouvrir
Et voir le sapiens qui en sort :
son rythme, sa contingence, ses chaussures
Sa carte d’assurance maladie