D’abord une flamme frêle et vive dans mon iris noir de ville
atteindre le rebord de bûche de pin comme trophée où l’humilité est enfin possible
j’aimerai étreindre à vitam æternam un février couleur vin
repaître maturité et ce qui a besoin de grandir en mes humeurs
en attendant le prochain bus pour apprendre à m’asseoir dans le confort
je me laisse conduire vers la réussite du bonheur
je me dépose dans la moelle du dégèle
à mesure que tout le bois s’enflamme j’ai fermé la porte
et j’ai ouvert celle de mon cœur
les voisins n’ont pas de mur
juste des fenêtres imaginaires pour rencontrer les zones inconnues de la psyché
et leur chimères
j’œuvre à mon idéal
déposer mon mental
chargé de rendez-vous
et de tralala vital
sonder le secret pour l’accompagner au bûché
où l’esprit des vestales opèrent une transmutation de tout le fardeau
qui a besoin d’être lâché
ce dont mes nerfs n’ont plus besoin de peser
l’essentiel d’un sourire nue
la geste d’un oiseau de printemps
le rêve qui nous surprend comme un rite de passage dans le solstice de mon âme
je couche mes échecs je décharge mes valises dans l’incendie de ma solitude
et ta peau s’étale sur tout les crépitements
muscles crépusculaires enrôlés comme un caducée
invasion d’ardeur dans toute l’existence que je voudrais guérir
le sucre du désire que je voudrais pour moi seule
la perle de tes aisselles à ton nombril qui trace le chemin
de l’exploration d’un amour au six directions cardinales
les murs de violence urbaine s’assoupissent
les yeux dans les angles des rues se liquéfient
les miens choient dans les pages brunis de Paul Préciado
« l’appartement sur Uranus » jaunis de suavité
je dépose ta voix dans l’âtre
les escarbilles frissonnent de chaire molle
ramollie jusque dans les draps entrouverts
d’un minuit où le hululement unique est un bouillonnement
embrasement des voitures qui cinglent au loin
l’embouteillage de mes neurones
ma to do list brûle de ne rien faire d’autre que de finir cendre
ton SMS se dilue dans les veines de mon feu intérieure
ton pouls comme une poignée d’allumette
craque de ferveur
j’ai dans ma bouche tout le fanatisme de tes éclats
éclaboussure de tendresse
révolte de baisers
foudre enlacée
comme un feu de joie tout de monde vêtue
voilà la révolte avérée