j’emprunte la ruelle qui se nomme oasis
car elle se terre derrière la vieille église inaccessible
mes pas sont lourds de l’air du temps
qui étouffe chaque inspire
ne laissant s’échapper qu’un demi sourire
lorsque le soleil veille avant le couvre-feu
comme s’il défiait les autorités
moi aussi j’essaie d’avoir le dernier mot
un autre espace où se lover
une allée verte fluorescente dont on prend soin
comme le jardin communautaire en hiver
moi aussi j’aime faire l’amour
dans les coins libres du village gai