Pour celle qui existe sous la forme d’une perle rare
dans des apparences aux couches successives
drapée sous l’air de rien
explosive à l’endroit du pouls
solaire dans chacun de ses plis
toujours là pour observer l’aube
Pour Izée qui parle fort
dans une amplitude qui fait aller les mouvements
de l’anatomie des sentiments
quand les trottoirs sont comme une banquise morcelée
à force de chaleur rapprochée
Pour celle qui malgré tout se tient sur l’incertain
grande comme jamais
les cils courbés à l’opposé d’une révérence
Pour nous autres
je nous envoie des myosotis par poignets
sur nos belles âmes
Et quand apparaît le jour prochain nous restons verticales dans les tourments
quand nous mettons mutuellement nos têtes sur nos épaules solides
nous unissons notre chant
quand nous échangeons nos nids intimes
nous devenons légères
quand nos pieds décollent du sol
nous n’avons plus peur
Sur les pétales humides nous nous réunirons
en oubliant de partir.