Pourquoi m’excuser
D’être qui je suis ?
Me laisser tomber
Dans les méandres des bas-fonds
Et me cacher là
En attendant d’avoir les réponses
Que tu ne me donneras pas.


Se terrer, se taire, s’enterrer
Se soustraire, étouffer, recracher
L’immondice boue de tes révoltes
Turpitude vocifère
Quelques maux amers
Amarrés, éphémères vers solitaires.


Synoptique chemin de vie morcelé,
Parsemé de poussière et d’enfer,
Rester, prostrée, accusée,
De ne pas savoir t’aimer.


Mots clinquants sur ma peau
Comme les coups de mes bourreaux
Se laisser sombrer dans l’abysse du néant
Et glisser, couler, s’insinuer, condamnée,
Sous terre.


S’étouffer de tes maux, jetés en pâture,
Sur mon corps frêle détruit, brisé, écrasé,
Et dans un silence tonitruant disparaître.


Tuer, renaître,
Libérée.

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