Mélodie de mes nerfs
sous la pruine
dans la note grégaire
d’une bouteille de gaz
qui a faim de feu
debout
Debout planté en moi
comme un Cèdre qui marche
dans le frimas de l’âge
et la folle verdeur
l’amour mijoté
Je m’enracine dans un amas de papiers volants
qui déballent des humeurs
de revanches et de nuages
non moins que la voracité des mouches
j’écris
Ce Royaume intime
dans l’avènement d’une balayure
dont le crayon et la gomme
signent la noce entre
l’ombre et la lumière
l’un efface ton absence
et l’autre écrit ta présence
omniprésence divine
Mais la lampe rutile
sous les tons criards
des pop-up
des choses à faire
aux mots qui se bousculent
que je trie que je classe
dans un post-it sans lignage
D’une majuscule de Narcisse
les pantoufles s’esclaffent
devant un dieu vitrifié
à la longue barbe blanche
et à l’éclaire de Zeus
Leurs langues tirées
à la perspective des ordures
sous des fenêtres agitées
nostalgiques de mes cent pas
Adonaï
libère moi libère moi
des liaisons paperassières
que de l’abîme
je n’en sois que passagère