Revue Miroir

je lave
ta peau amère
l’orange sanguine singe mes veines
tes yeux n’ont pas de trêves
tes yeux sont des prières
je courre à travers la plaine
d’un coup je dors
et je me baigne
la rivière est mon festin
je lis dans les lignes de la main
que tu as faim
tu grattes à la porte
comme l’érosion du silence
tu avances avec le printemps dans le ventre
tu aiguises ton sang tâché de cendre
il faut attendre
allongé dans les herbes trop lentes
le ciel a le goût du lait maternelle
la lumière est une tendresse éternelle
je plie les joues
et je souris
accrochée à ton cou

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