Quand j’aurai tout traversé, et trouvé le repos,
Quand mon corps disparaitra, et sera enterré,
Quand la vie m’aura quitté, et serré l’étau,
Quand je ne serai plus là, et que le temps me fera défaut,
Je vous en prie, pleurez votre peine,
Mais rendez-moi ce qui m’appartient,
Ne pleurez pas pour moi, vos larmes seraient vaines,
Riez, si vous le voulez, car l’humour coule dans mes veines,
Une fois parti, je marcherai,
Car la marche m’a habité,
Une fois parti, je sourirai,
Car j’aurai fait ce qu’il fallait,
Une fois parti, je me souviendrai,
Car un vécu n’est pas secret,
Quand je partirai,
Je veux que ce soit en paix,
Quand je partirai,
J’espère que vous continuerez,
Quand je partirai,
Non, pas besoin de laisser de trace,
Quand je partirai,
Je laisserai simplement la place,
Si un jour je m’en vais,
Pitié ne me regrettez pas,
Si un jour je m’en vais,
Souvenez-vous de ce qui était là,
Si un jour je m’en vais,
Je souhaite qu’à mon enterrement,
Y’ait un micro, une platine,
Du son qui pète les tympans,
Si un jour je m’en vais,
C’est quitte ou double,
Si un jour je m’en vais,
Le bilan sera trouble,
Si un jour je m’en vais,
Alors ma vision sera double,
Entre mes méfaits,
Et ce qui mérite que l’on m’adoube,
Parce qu’un jour je m’en irai,
Alors je veux rester ici,
Parce qu’un jour je m’en irai,
Je veux faire les choses ici,
Parce qu’un jour je m’en irai,
Je veux semer des graines,
Parce qu’un jour je m’en irai,
Pas besoin qu’on se souvienne,
Je m’en irai ailleurs,
Dans un autre temps,
Je m’en irai ailleurs,
Un autre univers,
Je m’en irai ailleurs,
Pour créer encore plus grand,
Je m’en irai ailleurs,
Là où l’appel est le plus puissant,
Parce qu’un jour je m’en irai,
Je choisis de rester ici,
Nulle part je suis chez moi,
Parce que partout je me sens chez moi,
Je me sens noir, blanc, métisse,
Et parfois même un peu chinois,
Je vivrai une fois,
Avant de vivre autre chose ailleurs,
Autant que cette fois,
Pose les pierres pour le meilleur…