Ointe tes fissures
Qui suintent tes blessures
Puis reprise-les en points de suture.
Dépose ton armure
Qui asphyxie le bleu de tes veines,
Et libère ta peine
Puis range les armes
Et garde tes larmes.
L’armistice a sonné,
Plus de guerre, de batailles acharnées
Il te faut pardonner.
Amnésie ta douleur
Et ravive ta flamme,
Huile bien la mécanique
De tes battements de cœur archaïques.
Oui ! Vas y ! Dérouille les rouages,
Déverrouille tes cadenas,
Pulse encore la mesure
De ce corps presque mort.
Balance bien le rythme,
Ravive les couleurs
Et dissipe tes nuages.
Abolis toutes tes peurs
Et relance les dés du Destin,
Tu es toujours en Vie.