La danse

Nous danserions sous la voûte céleste. Les notes endiablées nous transporteraient dans la folie d’une farandole ou d’un forró, improvisés sous ce kiosque à musique sans mesure. Les mouvements de nos bras raconteraient nos rêves, nos mains rythmeraient nos espoirs et nos jambes s’animeraient pour redessiner l’univers, partir à la chasse aux étoiles et réinventer la vie. Les pas de danse nous emmènent toujours vers un ailleurs ou un exil en fête. Ils serpentent à travers la beauté du monde et nous élèvent dans leur ronde comme des oiseaux délicats. La valse fait voler les volants des robes qui virevoltent au rythme des pas dans l’air léger. Et, dans nos arabesques éphémères, ils nous rapprochent du ciel au bord du monde. Nous recommencerions inlassablement. Nous chercherions notre style dans les pleins et les vides, dans la gesticulation chorégraphique de nos corps libérés, dans nos yeux grands ouverts. Nous trouverions notre harmonie au milieu de l’encombrement de la Terre.

Laisser un commentaire