Miroir de feu

Nous y voilà.
Dans ce palais des splendeurs.
Où je mène ma danse tel un miroir en feu.
Mon corps plane, chante, exulte sous les reflets chandeliers de ton désir.
Tu me contemples, tu me déshabilles en douceur, tu m’éclaires.
Je m’élève.
Regarde-moi voler.
La masse festive ne peut m’isoler.
Tu me trouveras toujours et j’attends que tu viennes.
Je veux embrasser tes rêves.
Je veux que ton cœur m’aime.
Comme on aime un fantaisie, un poème, un ange qui chute.
Tu avances. Tu me regardes tomber du ciel.
Je t’offre un sourire.
Je me tire dans le silence de la nuit.

Nous y voilà à nouveau.
Dans le club des splendeurs.
Où je mène ma danse tel un miroir en feu.
Mon corps tangue, chante, se pâme sous les reflets chandelier de ton désir.
Tu me mates, tu me désapes, tu m’éblouis.
J’essaye de m’élever.
Aide-moi à voler.
La masse festive est prête à m’isoler.
Tu me trouveras toujours et j’attends que tu viennes (pourquoi ne viens-tu pas ?).
Je veux baiser tes rêves.

J’exige que ton cœur m’aime.
Comme on aime un fantasme, une prière, un ange déchu.
Tu arrives. Tu me regardes tomber du ciel.
Je te donne un sourire.
Je caresse le silence de la nui
Nous y voilà encore.
Dans le taudis des splendeurs passées.
Où je traîne ma danse tel un miroir en cendres.
Mon corps brise, gronde, se repaît des reflets chandeliers de ton désir.
Tu me mates, tu m’arraches la peau, tu m’obscurcis.
Je ne peux pas. M’élever.
Laisse-moi voler.
La masse me séquestre dans la fête.
Tu me trouveras toujours et j’attends que tu viennes.
Je violerai tes rêves.
J’exige que ton cœur me vénère.
Comme on vénère Dieu.
Tu es là. On me regarde tomber du ciel.
Je te donne tout.
J’avale le silence de la nuit.

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