merdalor
encore une nuit blanche j’écoute les chats dehors
s’escratcher souffler geintoirer
bousculent chahutent le couvercle-ferraille des vieilles poubelles d’avant plastique
dans le coin tout noir si bien pratique
pour l’urine brillante

merdalor
a pissé l’odeur vert-moussé en têtes de serpent

merdalors
craché

merdalor
enfin

merdalor
t’as pas cinq balles ou un ticket ?
rien à bouffer
t’as pas cinq balles ?
tu sais ça peut tourner !

merdalor
un troupeau de fesses sur l’escalator
tout occupées à monter

merdalor
t’as rien oublié ?

merdalor
dans mon rêve tout patraqué tourleloupé
une feuille de papier : les mots que j’écris
n’arrêtent pas de se rotationner les lettres
se transbahuter se virevolter se mutationner
la grand-roue de l’infortune mon mal de …

merdalor
tousser dormir tousser retousser

merdalor
au pays de merdalor
le grand sorcier a des maléfices
mais m’Alice blonde a tous les ressorts

merdalor
nouz zont mis une guerre
une guerre et des zavions
nous zont mis une guerre
une guerre et des canons
juste pour l’Eurovision !

merdalor
sul’tapis rouge
on s’ébroue on s’ébruite
il fait le pitre
faites la moue pas la roue

merdalor
une pirandole d’oiseaux métal rouillé
sur le bord de la fenêtre
ça sent la nostalgie d’antan
bon marché pour petits et grands

merdalor
j’ai la jalousie et l’envie faciles
c’est mon très grand je me tords

merdalor
quand y’en a plus c’est pourtant toujours

merdencor

merdencor

j’ai si tellement l’envie facile
c’est mon plus grand merdencore

merdalor

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