Dans chaque espace tu verras la lumière fanée des fenêtres à demi fermées
Entrebâillement du soir sur la nuit en venue
Tu verras les brisures électriques de la ville sur ton sol lamé bois sur ton espace intime sur le corps de ton lit
Tu improviseras la danse du noir la danse de la peau entre ta main et tes cuisses écartées
Tu trouveras les chemins qui mènent aux lisières et aux rêves éveillés
Tu te soûleras des brumes et du silence en les rompant d’un soupir et d’un cri
Tu élèveras ton cœur au dessus des forêts et des nuages avides
Tu embraseras l’opaque des lunes sans nulle mesure ni un seul réverbère
Tu les mettras à terre de n’avoir pas vu naître dans le creux de tes lèvres l’épaisseur attiédie de tes moites extases
Pour qu’avant les soleils ton ventre palpite pour deux juste entre toi et toi