Il y a un temps pour tout

Il y a un temps pour tout
et surtout un temps pour dire « il y a un temps pour tout ».

D’abord il y a le temps où l’on ne sait rien du tout
et où l’on veut tout savoir
mais où l’on nous dit : « il y a un temps pour tout ».
Et puis il y a le temps où l’on en sait un peu mais pas assez
et l’on nous dit encore : « il y a un temps pour tout »,
un temps pour savoir et un temps pour vivre.
Enfin il y a le temps où l’on en sait trop
et où il faut encore entendre : « il y a un temps pour tout »,
c’est trop tard, il y a un temps pour tout
et ce temps-là est passé.

Où étions-nous ?
Nous écoutions : « il y a un temps pour tout »
et nous n’avons pas eu le temps de l’attraper.

Il n’y a pas de temps, il n’y a que le présent :
il est temps, il est encore temps, il est toujours temps.
Il y a des instants qui se chassent.
Quand on dit : « il y a un temps pour tout »,
l’instant revient une fois, mille fois,
c’est toujours le même instant et ce n’est jamais le temps.

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