Arriva une fin de journée d’école,
Et le lendemain,
Le premier jour des vacances.
Les anges n’étaient pas présents
De ce côté du jour,
D’ailleurs non plus de l’autre côté de la rue.
Tu étais Goldorak, et moi Spirou
Tu ne dessinais comme personne
Le prince Actarus,
Ce jour-là, des ombres
Se rassemblèrent,
Étrangement dans la cour d’hier,
Étrangement sans lumière,
Ta perruque
A été couché par le vent
Par le vent de mes mains
Je sais bien,
Ce n’était pas exprès,
Mais ce jour-là,
La lumière avait décidé
D’attendre dehors,
De l’autre côté
Avec la bêtise
Existante.
J’ai ri,
En cette fin d’après-midi
De cette perruque
À terre.
Ce jour m’a assez appris,
Je crois,
Je vais vers la nuit.
Le monde
Me ramena à l’existence
Lorsqu’en passant
Devant le cimetière,
L’éternité comme évidence
Tes parents,
Aucun miracle.
Je compris,
Ce jour-là
Que toutes les prières
Ne pourraient
Calmer, le noir,
Le noir de mon geste
De la non-douceur des feuilles
Tombées,
Non accueillantes pour l’éternité.
J’ai épluché des rayons de soleil,
Sans aucune lumière,
Sans aucune musique,
Plus de mélodies,
J’ai rêvé ; sans aucune étoile
Alors, regarder la blessure,
Et affronter l’entaille
De cette journée de retour de vacances
Nous avions 8, peut-être 9 ans
Nous étions en CE2,
Les anges, dans l’urgence
De ce côté du jour,
En apesanteur
Tentent de réconcilier
Actarus ne retrouvera plus
Sa planète
Et Spirou
Orphelin
Loin du bonheur et de l’amitié
Perdu,
Aux bords de l’infini,
Le bonheur est toujours un travail en cours