Le ciel laiteux en bord de mer,
le froid pénétrant jusque sous la peau,
une étendue de sable sur lequel
de rares personnes
emmitouflées
marchent à contre-courant
du vent.
Un chien blanc, fox terrier,
les précède.
Ils baissent tous la tête.
Moi aussi.
C’était l’hiver juste avant.

Etincelles de soleil,
ils sont presque nus,
le sable se recouvre de ces corps étendus,
odeur de crème solaire, de beignets gras.
Un chien blanc cherche
l’ombre
inefficace d’un parasol
coloré,
sur lequel une marque de boisson
trop sucrée
apparaît inscrite
en lettres penchées.

Je me lève,
cours vers l’eau,
y trempe les pieds,
nage quelques mouvements
de brasse,
marche
sur le sable encore mouillé, puis sec, puis brûlant.
Je cherche des yeux le paréo qui est le mien,
mon corps désorienté par le courant et par la foule
d’un 14 juillet.

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