Revue Miroir

je n’avais rien
je m’préoccupais 
de rien

le piquant de ta langue 
contre la mienne
excitation – chargée

soupirs – nicotinés
on s’acoquine
dans un brouillard électrique

ça m’pique
ça m’transperce

devine
encore
nos deux corps
ouverts

partout – encore

un élan
une nuit comme ça
résolue

vouer aux jeux des flots de peau

et le ciel se casse
sans la nuit

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