Combien chaque absence dessine le vide sans rien en retour
les mots rentrés dans les fantômes des pensées
le non-dit prend ses chemins sinueux
s’en va pour rien
accrocher le cœur en douce
abolir le non-lieu /non-lien des macros blancs
…
le dire rien me salue
dépose un léger d’existence
avance dans les faux semblants s’échappe /touche l’envers du décor
une question se pose : un lieu d’être rien peut être
en embuscade tapi dans l’heure de la nuit
je n’ai pas lieu d’être ?
…
le manque d’un vrai dire et comment je ne deviens rien
j’entre dans le rien dire comme mes pieds nus dans le sable encore froid issu de la nuit
j’entre dans le rien dire – le rien qui dit le manque
dévaste-résiste-s ’emmêle en douce au-delà de l’écho d’exil
…
apprivoiser le rien et
s’ouvre une révolution par l’effraction du vide et
s’entendre soi même dire rien
je m’offre nue à moi-même vide de désespoir
…
immobiles les paupières baissées
perdue dans le placard des absents
tomber dans le silences des cachettes fermées
faire apparaître ces riens qui n’existent pas
un rien vide -rien dire – rien faire
voir moins que rien – rien d’importance – rien vu de tel
quoique ce soit pas du tout sûr – un petit rien du tout – un petit peu comme avant
pas envie – pas grave
déjà le non vu de demain ne vaut rien
ne rien produire- le rien vrai non bâti – faux rien non construit
ne rien fabriquer – œuvre absente
ne rien ajouter
coincer sa bulle de vide – berdeller – glandouiller
explorer le vide à la recherche de non-objet
rien à ajouter – ne rien retirer
rien de connu
rien à voir
le non objet est rêve, temps arrêté parsemé d’intime
nourri de l’indifférence
le blanc des murs reflète silence et vide
et aussi la liberté d’être au monde
les vides ont leur mémoire
le silence prolonge le rien
le vide dit le plein invisible de tous ces riens