Quelques passants attendent le couchant avec ferveur.
Observera-t-elle le spectacle elle aussi ?
Au pied du grand bloc de pierre, seule ombre du paysage, elle attend.
Elle se dit : « ces gens ont de la chance. »
Elle veut saisir la sienne.
Ses jambes dénudées font des allées et venues pendant que ses poumons se concentrent pour inspirer l’air chaud.
Elle est en vie. Elle voudrait exister.
Elle se souvient d’avant. A quel point tout était doux.
Le soleil et son corps sont en feu.
C’est l’heure.

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