De l’imperceptible lumière qui dessine un rayon de poussière entre les persiennes s’invitent les courbes du ciel, les parallèles des fils électriques et les lignes conductrices des toits de tuile qui tracent un chemin de terre ocre rouge comme un appel des possibles. Les brisures nuageuses qui flottent dans l’immensité silencieuse de quelques étoiles qui brillent de-ci de-là avec parcimonie mais qui peu à peu s’éteignent pour laisser place à l’aube qui se teinte de ses couleurs rose et violine sur un jour qui se lève encore. Elle va attendre là, feutrée dans ce temps suspendu, lorsque l’esprit et le corps s’éveillent à peine entre opacité et lumière, que ce monde éclot dans un souffle de mots qui naitra de nouveau sous sa plume, la fenêtre