L’ennui

L’ennui je l’aime parce qu’il me crée

– Assis toi et ferme les yeux
Laisse moi entrer
Ecoute toi
Rend faux ce qui est vrai
Absente toi
Sois présent au vertige
Explore toi
Depuis le néant
Découpe ce moustique en deux et comprend ce qu’il ressent en embrassant ton sang
Va dans les toilettes de ce palace, lèche les lavabos
Tu sauras la peine des êtres
Gouter aux larmes versées depuis des siècles te diront tout des histoires de celles et ceux qui les ont versées
Des vies anciennes en noir et blanc
Que tu scrolleras du bout de ta langue
Traverse cette rivière quand la nuit se lèvera
Marche sur l’écume  
Parle à l’eau qui te constitue
Ouvre le ciel en deux avec ton opinel
Danse sur les étoiles cachées
Il  y a là-bas un secret très ancien qui t’attend
Dessine sur les nuages
Avec ton doigt
Trace l’ombre du sombre
Faire aller au vent la douleur
Jouis du moment où je flirte sur ta peau
Le doux baiser du vide
Remplis toi de ce vide
Tu sens comme je te déplace ?

Oui, je deviens quand tu me vides de moi
Un mouvement immobile qui me fait de nouveau
Je marche sur mes os
Un chemin de poussières d’anges
Un vent chaud dans mes veines
Pousse la vie vers le mystère
Un uppercut qui disjoncte tout déterminisme
Une droite de forain
Dans la face vérolée
De l’inné

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