Absenté

Et là, tout s’est absenté

L’éclair avant l’impact traverse, allume le possible,

Un cri remontant le courant

La douille brèche l’imagination, lentement, siamois de métal, tente de surgir…flamme en flash…puis disparition, visage, fish eye…dents sales…poussière mordue

Synapse en apnée, machine molle, bouge, rampe, laiteux, vitreux, grouille visqueux…soufflé au vent, tout se remplit vide…absence instantanée…javel sur visages sur décor sur sensation javel sur odeur javel sur ouïe : Blanc total et bruit blanc …origine inconue vient le larsen…vrille…cercle en spirale…depuis le centre un signe apparait…nuage griffe déchire le ciel…puis noir : fragments stroboscopiques à 180 bpm : Nausée.

Ressentir, sentir, vide qui plein …qui s’enfuit d’un arrosoir percé…vide qui se vide…

L’image arrive de loin…se rapproche, grandit…passe à droite du regard…marcher pied nu…Le sable est froid ce que ressent la peau…marcher sur le sable avec le silice qui mange les pieds…suivre les rails qui chantent,… dansent ? Pourquoi ce chemin fume ? Pourquoi ces pierres s’embrassent ? S’embrasent il y a cinq milliards d’années ? Qui fut ici ? Errance de l’hippocampe…perdu aux abysses de l’univers, instant originel…

Les neurones se mêlent, s’emmêlent se mélangent, liquides, liquidés, partouze de néant, orgie des trous noirs

Erasé de toute base.

Renaitre sans avoir été

L’étau se resserre, vient écraser…

Parenthèse, prologue de pages blanches, ?????????????????????? 

Depuis…vers l’infini

L’oubli est survie

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