Je sais parfaitement la composition de mon corps
Le ph de ma peau, son parfum
Je me suis pris sur mon dos
Je me suis porté
J’ai atteint le cœur du haut champ de maïs
Les abeilles

Le ciel est chargé
Lorsque je me dénude
Avec moi voir comment mes couleurs se perdent et se confondent
Dans le haut champ
J’atteins l’égrégore
Je dis
Repose mes mains
Course la plainte des grues
Entends le dévalement du gravier
Sa masse emplir le fond de ta gorge

Tu me dis de m’appuyer sur toi
Les nuages noircis s’écrasent
Sur la route je les attends
Ils s’accordent avant l’orage
C’est qu’il est l’heure
Dans un recoin de la route un cerf fait le mort
Il a aux hampes des petits sacs de poudre granitoïde

Passé l’orage vif
Je ne t’ai pas dit de venir à la terre
Ni le long de tes bras noyers

Six nouvelles couches d’ambre fauve
Envahissent le ciel landais

Je tente une sortie

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