Dans la tasse de café vide les morceaux déchirés de mes mains tremblent
Le corps vide lâche le corps fière d’être vide honte d’être plein vide mon corps autre
La chaleur dans la vieille pierre de la rue bondée l’alcool pour noyer le corps être sure marcher boire crier boire perdre sa voix être plein à plusieurs de rire de beauté de sueur coulante entre mes seins plein
D’émotion forte de présent plein pour futur vide choisir garder la tête haute le buste bombé les robes ouvertes fendent mon sein fleur sentir les regards comme on accroche le sel à nos peaux mouillées lécher l’odeur du sable gratter sa peau honte doucher les cristaux coupant des regards transpercent la chair ventre dégout amer du plein chair grandissant
Parler du vide en refaisant le plein d’amitié de vieilles paroles qui n’appartiennent à personne si ce n’est aux femmes d’avant avant moi avec moi dans le vide plein de nos histoires ouvertes et fières