Une fois encore, la vieille auge me tend les bras.
Sa pourriture nacrée met la hache dans ma main
son fumet monte jusqu’à mes narines,
sa danse est bien rodée.
Le monde tout alourdi
baisse d’un ton.
Et il n’y a plus que la délicieuse soupe,
grasse et voluptueuse à grands cris
où nager libre à gros bouillon
vaincre par la valse des grandes goulées
rejoindre enfin le plancton de l’humanité.
La potion perlée grumelle et gît
son orchestre résonne à tout jamais
pour qui danse sous la lame invisible
des craintes étouffées.