Le rouge à lèvres

– rouge coquelicot absolument rouge –
s’étire sur un large sourire.

Un grand sourire
qui ne quitte pas mon visage
et marche dans les rues.

Mes regards accrochent
ceux des passant.es
cherche leurs yeux.

Il s’agit d’une marcheuse.
Une promeneuse
qui va
dans les rues de la ville
sous la bruine
les cheveux perlés du brouillard qui descend.

La marcheuse sourit.
La marcheuse fixe.

Son sourire et son regard
ne parlent pas de moi
ne disent rien du moi qui,
tapi à l’intérieur
de ce corps qui marche,
éclate en mille morceaux
et se fend d’un sanglot.

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