Certaines heures se plissent – figent l’origami acéré de tes traits.
Certaines heures caressent – du plat de la main rabattent l’épi, ferment tes paupières.
Saillantes comme des ailerons, certaines heures électrisent ton courant perturbé. Elles font alors couler ton mascara bon marché en flaques de charbon. Ton visage est un miroir sans teint.
Certaines heures reculent de ne plus te voir. Lassées, elles perdent la foi – elles regardent en arrière ce que tu ne seras plus.
Certaines heures sont vaines. Ce sont des heures poubelles. Ce sont des heures refuge.
Dans ta bouche fermée le temps passe en silence. Les heures elles s’égosillent en flottements d’injures.
Tu les regardes mourir – cela t’émeut un peu.
Puis elles t’indiffèrent et tu les laisses filer dans leurs urnes-sabliers.