Il faisait nuit. Il faisait chaud.
La nuit était chaude.
L’humidité de l’île faisait friser mes cheveux.
Son ardent soleil faisait dorer ma peau.
C’était à l’autre bout de mon pays.
Des buildings éclairaient le ciel.
Une paire d’yeux bleus me regardait.
La musique retentissait longuement.
Le bruit du liquide versé résonnait.
Une lourde expiration me réveilla.
Le son d’un souffle bestial.
Mon cri fut muet.
Je ne.
Pouvais.
Je ne pouvais plus.
Bouger.
La torpeur m’avait saisie.
La terreur me pressait.
J’étais seule face à un souffle.
Des mains. Un corps.
Seule. Sale. Silencieuse.
Coincée dans la nuit chaude.