La sorcière du maquis

Ces mots sont ceux d’un homme amoureux de la fille sauvage, coupable, de n’avoir
rien fait quand on la surprit en train de cueillir des herbes dont elle exploitait les
propriétés et qu’on le lui fit payer.

Le vent soufflait bleu dans ta bouche tordue qui aspirait le paysage et son immensité
qui s’imaginait genévrier de Phénicie ou pin lariciu des sommets

Dans l’or de ton regard, le soleil irradiait de toute l’intelligence des savoir-faire, acquis
au fil des ans, qui te faisaient assembler les racines, les feuilles et les baies

Le feu a crié rouge sous ta plante de pieds qui absorbait l’injure, la douleur et la
haine

La nuit a pleuré gris dans tes bras qui fumaient, blanchie par la terreur, pâlie par
l’inhumanité

Dès le soir tombé, la lune et les étoiles veilleront noir sur tes os que le gypaète
viendra nettoyer pour qu’éclate ta pureté

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