L’attache s’est délitée
dans la substance incolore
d’un vase qui n’a rien porté
d’autre que le relent fané
des épicentres
le poinçon est sans prise
au milieu d’un feu noir
enroulé sur le lambris
de ta langue à court
de sève comestible
mon coeur bat la nuit
sur mes tempes en sueur
froide où nulle main
courante n’aplanit la peur
en paliers
le balcon tremble encore
à chaque rame de métro
par où je t’ai rejointe
par où je t’ai plantée
par où je t’ai me
jusqu’à la repousse
et te voilà si saule
pleureuse en bord de
rapides où tout me replonge
sans coulée — laisse-moi
te remonter comme le temps