Haut le cœur cosmique

Loin au loin, loin
Vide au loin, vide,
Un vent violent hurle
Dans le silence de l’espace urbain.

Patchwork de briques
Imbriquées dans des blocs,
Les cités désertées agonisent …
Vestiges d’un autre temps,
Elles se dressent roides et froides,
Telles des généraux momifiés par les défaites.

Le long des façades rectilignes,
Rampent les fenêtres condamnées.
Des canalisations rouillées forcent
L’intimité des murs failles abandonnés.
Quelques balcons rachitiques trompent l’œil
De pauvres oiseaux en orbite.

Les rêves ne volent pas assez haut
Au dessus des nuages lourds.
Seules les fusées satellites s’élèvent dans le ciel,
Emportant avec elles les espoirs éperdus
Des ouvriers cloués au sol,
Le cœur battant.

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