Il susurre à mon oreille, « es-tu sûre ? ».
Entre chaque pas qui choisit l’habit d’une décision, il susurre, sûr qu’il m’aura à l’usure.
Lorsqu’il flaire l’audace, il envahit ma tête
Lorsqu’il flaire le caprice, le délice d’un choix, il colonise ma tête
Il condense mon esprit, comme le fumoir de vieilles soirées
Et paralyse un corps qui voudrait danser
Quant au doute, il valse dans mon encéphale
Il dégage la piste par des courbettes d’ions négatifs,
Le doute déboule l’indécision, cabriole l’hésitation, bourre l’indétermination, l’imprécision, alors l’odeur de l’audace se dissipe déjà.
Le doute trace sa route et laisse sur le bas-côté des onces d’idées
Le doute souffle sur l’éventail de mes pensées
Il susurre « es-tu sûre ? »,
Et m’aura à l’usure.