Donc c’est non. Je n’aurai pas d’enfants, je n’irai pas au bois, je ne passerai pas samedi à prendre soin à faire le ménage. Je ne rentrerai pas à la maison, ne ferai pas le tour noirci des cases que l’on vend comme château ni ne sortirai la tarte du four. Ça ne prend pas cinq minutes. Ça prend une énergie que j’ai trop peu d’heures de sommeil pour combler. Ça prend une vie entière de se défaire de ces deux crocs plantés à la jugulaire là où ça bat. On n’est pas obligé.e.s. C’est joli, de loin, ça a l’air solide, les grains mouillés mais de près, ça gratte. C’est rêche comme une croûte qui ne veut pas tomber. L’océan balaie le mur de nos tours n’importe quand. On peut marcher sur le sable. On peut s’y délier, le fondre et voir au travers. On peut liquider la peur. On peut apprendre à nager.

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