J’aime penser à la terre qui s’enfonce sous nos pieds, aux parcours des gouttes d’eau qui ruissellent le long des couches de sédiments, de l’argile à la glaise, de la marne au sable fin, le parcours nécessaire pour redevenir pur.
J’aime penser que le monde est un sablier tournant dans une rotation jour-nuit et que le sable reste un point de départ.
Je me désole de la vitesse de dégradation du monde, les petites phrases font montagne et s’effacent comme le Velléda sur le tableau blanc du lycée vide. L’incendie qui fait rage n’est qu’un écho de la brune peste.
Je me désole de ce qui ne nous lira plus, de ce qui un jour nous lia, quand nous lisions encor’
J’aime à penser que ce qui me désole n’est qu’un passage pour tester la force du monde, sa résistance aux vagues déferlantes sur le sable de laine sans mouton et des violons sans nuances.
Ce qui me désole aujourd’hui ressemble à un combat, j’aime à penser que nous en sortirons grandis et gagnants.
J’aime à penser que le sable peut étouffer un incendie.
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