Un soir comme un autre
en haut de la colline.
Ou plutôt non,
cela n’avait rien de commun,
cette sérénité de géographie.
Nous étions là.
Simplement là.
Assis sur une pierre énorme, face au soleil qui disparaissait.
Tous en silence,
accueillis par ces terres rouges.
Les chênes attendaient, immobiles avec nous.
Nous étions nombreux et nous étions seuls
ensemble.
Calmes face au monde.

La tombée de la nuit nous a offert un berceau et dans l’ocre elle a soufflé
que les moments de rien
quand ils sont beaux,
explosent de force déployée.

J’ai voulu croire en la véracité du doute.
J’avais beau le malaxer, le découper, le classer en tranches fines,
il a tout de même réunit ses parties perdues, éparpillées, empoussiérées et m’a joué des
tours sans que plus aucune prise ne fasse sens.
Sable filé entre mes doigts, fraîcheur de l’humide revenue sur ma peau, je n’ai plus rien
compris.
Depuis, je doute de sa véracité.