Sur le seuil 
corps ouvert 
au vent 
bouche tendue vers l’amorce 
ce qui ne se dit pas 
entends-moi 

un point de bascule 
j’attends aux extrémités   
indécision mortifère 
tu ne me rends pas service en trépignant 
ajuste tes mots 
leurs saveurs toxiques creusent la délivrance 
je crois qu’il faut apprendre le silence 
être passif comme art du rebondissement 
salutaire 
pour combattre il faut apprendre 
il faut se terrer et attendre 
se tenir au bord 
près à chuter, s’écrouler, dévaler 
puis l’action 
matraquer matraquer matraquer 
il y aura l’accalmie généreuse ou nomade 

révolte-toi 
sans m’effondrer