L’être/lettre à 

J’ai lancé Arte Concert sur le balcon des albizias 

J’ecris une lettre à 

Je pense à 

Cette lettre est une lettre d’…. truc 

Je l’adresse à personne 

J’écoute celui là 

Il scande des mots, musique live

Les grillons font leur machin 

Moi j’écris mes trucs

Je survole tout

Je survole rien

Le chat se frotte 

La balançoire commence à 

Mais je pense trop vite 

À ci 

À ça 

De ci

De là 

Tout vagabonde

Les arbres poussent

Les fleurs se fanent à cause des

Rayons du vélo qui tournent

Cercle, rond, soleil, sphère, terre, eau, air 

Cercle, rond, anneaux, engagement, désengagement, brisure, verre, eau, boire, jus, rouge, sang

L’attention vagabonde 

Les notes de la chanson accaparent

Et je chante à l’intérieur

CRÉER :

Je m’écouterais, tu fabriquerais des liens sans jamais en finir. Tu coudrais les mots, les tissus et tous les autres matériaux pour que je puisse en faire des œuvres à chanter, déclamer, hurler, ou murmurer.
Je tracerais, d’une main sûre, les contours de ma carte imaginaire.
Tu y passerais tes doigts dessus, pour y créer des reliefs.
Puis nous échangerions de rôle, tu tracerais la tienne et j’y ajouterais les reliefs.
Puis nous les surperposerions, et nous découvrions les similitudes ou les oppositions de nos gestes libres : des frontières imaginaires entre ce que nous étions, ce que nous sommes et ce que nous voudrions devenir. Nous laisserions l’espace pour marquer au feutre noir, les chemins à parcourir.
La création comme un fluide, qui circulerait entre mon tu et ton je, fait de nos forêts internes.