À celles qui ne regardent pas

Ô Lois Éternelles.
Suzeraines de la chimie, de la physique, du monde quantique.
Les crédules habillent leurs angoisses d’êtres magiques. Les lumières qui en découlent les rassurent.
Tous ceux-là chérissent leurs ignorances.
À en devenir agressifs, assassins.
Ils vous confondent, ô Lois Éternelles.
Vous assimilent à des marionnettistes dotés d’une personnalité surnaturelle.
Ils comptent influencer le mouvement du monde par leurs attitudes serviles qu’ils s’imposent, qu’ils imposent.
Comment vous atteindre.
Comment penser cette gageure.
D’autres, ou les mêmes, savants en diable, préparent la conquête de l’Univers. Leur espoir d’un salut.
Les plus déterminés pensent asservir vos compétences, pour leur bien, pour leurs convictions.

Leur sérieux les entraîne à rafler, saccager, s’approprier tout ce qui leur convient.
Je me trompe, je vous entends glousser.
Ou, je confonds avec l’écho du big-bang ?
Ô Lois Éternelles.
Vous voilà vexées.
Et vous repartez.
Veuillez transmettre, par-delà la Grande Ourse, mon bonjour au Temps.
N’omettez pas de lui rapporter les grands malheurs qu’il nous impose.
Il abîme si vite notre courte présence parmi vous.
Que de difficultés à vaincre lorsque l’on hérite de la condition humaine.
Sachez-le.