Rentre
mon grain de fin d’été, mon odeur de bitume trempé, mon froid d’un coup tombé
Rentre
mon angoisse, ma langueur, ma flemme, ma peur
Rentre
ma table au vernis écaillé, mon beau coussin kaki, mon ardoise sale, ma poussière sous le lit
Rentre (donc)
ma crainte du changement, ma terreur de l’ennui, ma passion pour mon métier, mon envie de ne plus jamais travailler de ma vie
Rentre
mon petit paradoxe, ma douce ambivalence
Rentre, sort, rentre encore
Ce soir, je ne veux pas fermer la porte. Je voudrais entrer dans la danse.
Rentre, ne part plus stp.