y

Ce qu’y pense

y brasse des opinions de genre surtout et sur tout. y sexualise les idées, les rend fluides, glissantes, sèches comme une gorge qui a trop répété. y fait des morceaux de morceaux et découpe ce qui n’est pas sécable pour échapper au jugement. 

y s’énerve beaucoup face à la neutralité. Elle exige que ça déborde. Elle est juge de qui pense et de ce qui est pensé.

Ce dont y a peur

y a peur de sa propre nudité. y la scrute et n’y comprend rien. Des bosses. Des excroissances. Des renfoncements. Des cavités. Des rouleaux de chair qui puent. y montre sa peau. y montre ses poils. y propose à tout le monde de regarder mais y ne regarde pas, y souffle, y effiloche ses pores. Son corps est une opinion éparse. Elle est juge de ce qui pense et de ce qui est pensé.

Ce dont y est fière

à peu près tout ce qui se rattache à ce qui est entre ses jambes et entre celles des autres. Autrement dit, la pensée. C’est de là qu’elle s’écoule. c’est ce que y pense en tous cas. y est souvent moralisatrice mais elle le tait.

La beauté de y

pas évidente. Parfois dans les tâches de moisissure sur son tee-shirt qui diffuse le vert de ses yeux. Peut-être que ses yeux sont beaux juste à cause du y qui les constitue. Si y n’avait qu’un œil ça n’aurait plus de sens. On perdrait le sens du regard. y est juge de ce qui pense et de ce qui est pensé.

ce qu’y chasse

tout ce qui pourrait alléger la culpabilité des amours plurielles non consenties

ce qu’y fuit

les amours plurielles non consenties 

(merde, maintenant y n’est plus là. y a déménagé)

Ce qu’y pense

peut-être faudrait-il se crever le regard