Lorsque enfant, à son réveil, elle se retrouve debout, dans le noir, au milieu de sa chambre, devenue
énigme,
du bout de ses bras tendus, ne rencontre aucune matière comme mur, lit ou cadre de fenêtre,
tous disparus, n’existent plus,
se fige là, sur cet îlot, entouré de rien,
où suis je, terrifiante question
qui s’agrippe à elle avec la menace de basculer dans le vide
d’une possible chute interminable et consciente,
comme un lent glissé d’un corps sur un glacier tombant dans la mer,
si elle ne meurt pas de peur, sa fin sera un enfer,
et si toute tentative de bougé lui est interdite,
seul, un geste peut la sauver ;
Alors elle entendit son cri qui surpassait de loin la voix d’une enfant,un cri à ouvrir une porte d’un coup,
un flot de lumière la toucha et par magie, le monde reprit ses esprits, ses marques et la petite aussi.
De cette apprentissage du vide,
des laissées de ce tremblement de soi comme traces d’âme fugitive,
sont des marques recroisées souvent,
à tous les quatre chemins du cours de sa vie.