Une façon de délier

Filer
tâtonner
dans brume
glisser  
long de la mousse
cailloux
genoux

entends 

les appels
battre
le sang
battre
traverser
ses laines
traverser
chaque idée
battre
chaque sensation
battre
chaque choix
battre
chaque choc
claquer
entre nos doigts
tisser nos vies
dénouer
étirer
chaque plein

accroche

le détachement
jouer à
lâche le jeu
donner du mou
à prendre
chaque moment
suspendu
traduire
laisser couler
sur soi
laisser aller
ses racines élastiques
électriques
flotter
s’amarrer
dans terre
à deux mains

on ne comprendra pas
mais on pourra toucher

lier faire défaire
tracer 
sentir
être traversé

Une façon d’aimer
Ma façon d’aimer
Je te dirai
De lâcher le monstre au milieu des rochers
Pour être
Telle qu’elle, qu’il
Ne pourrait succomber
Mais voudrait se battre, se battre
Des ébats à toi
Des ébats perdus de vous
Au pied de l’arbre aux souhaits
Que tu avais subtilisé
Un matin d’été
C’est doux
Ma façon d’aimer
Il suffit d’entrer pour remarquer
Ce qui ne peut se cacher
Orée des bois
Naissance des cheveux
Un air de déjà vu rend heureux
Ce que je veux te confier
Dans ma façon d’aimer
Peu importe le coût de la vie
Quand tu sais
C’est lui
Mesure d’abandon
Science précise
Bonheur du temps
D’aimer

Une façon de poétiser

D’abord il faut s’assoir
D’abord il faut observer
Ensuite il faut du temps
De l’écoute

Le monde des gens de la gare
La tristesse et la joie
Des départs et des retours
De l’importance

Il faut se nourrir
Des échos du monde
Des livres et des mots
De l’intention

D’abord il faut vivre
D’abord il faut écrire
L’ordre peu importe
La fin peut-être