Je marche, mon téléphone décompte, j’accélère, mon téléphone confirme, mes yeux cherchent, la
pluie s’invite, mes sourcils se froncent, mes mains me recoiffent, j’accélère. Ce café m’abritera.
L’eau ruisselle, le sol éponge, mes yeux hésitent, mon cœur bat, mes yeux comprennent. Ce visage
sourit, mes yeux savaient, ce sourire s’avance, ce sourire parle, ces yeux insistent, la pluie
s’immisce, Simon raconte, la pluie se rapproche, mes cheveux frisent, la pluie rapproche. Simon
attend.
J’attends. La porte s’ouvre, la foule s’engouffre, les mains s’hydro-alcoolisent, les pieds se
déchaussent. Simon s’immerge, les ombres mentent, je m’immerge, les ombres tourmentent, les
lumières dansent, nos corps s’imprègnent, la chamade temporise. Une porte se referme. Le son
monte, la géométrie poétise, le blanc pulse, le noir trace, la magie explose. Nos corps se déforment,
l’écran nous absorbe, les miroirs enflent. Simon ondule, je souris. Simon ondule, je filme. J’espère.
Simon se tait.
Mon téléphone sonne, Simon écrit, ses mots s’affichent, mon cœur lit.
Cela bouge
Cela touche
Cela secoue.
J’espère.
Simon sait.