Lorsque mon cerveau sera dans ma bouche,
lorsque ma bouche sera badigeonnée d’arcs,
lorsque depuis les arcs j’entendrai venir le soir,
lorsque le soir arrivera tôt,
lorsque le tôt rectifiera le tir,
lorsque le tir conjuguera mes hantises,
lorsque mes hantises prendront le large au sud d’une île déserte,
lorsque tu déserteras mes habitudes,
lorsque habiter une fenêtre sera déplacé,
lorsque se déplacer sur un serpent,
lorsque serpenter comme parchemin,
lorsque s’échinent les effondrements,
lorsque s’effondrer ne sera plus une qualification,
lorsque décalquer le ciel fera pleuvoir des illusions,
lorsque l’illusion parfumera la chambre du bas,
lorsque le bas devinera sur quelle échelle se reposer,
lorsque le repos sera synonyme d’élégance,
lorsque les gants géants franchiront la frontière entre le rêvé et l’oublié,
lorsque l’oubli dilatera l’indice,
lorsque l’indicible oubliera de laisser les clefs sous le paillasson,
lorsque sur le paillasson sera écrit « jamais »,
lorsqu’au cœur d’une mante religieuse ne se trouvera plus jamais ton cœur,
alors, ton aveu viendra.