La ronde des amants
Été : « Et les mots échangés, doux, tendres et forts prennent forme sous leurs doigts, comme une caresse sans promesse de vivre le présent comme le dernier instant sans conjuguer le temps »
Enigmatique et légère, elle insuffle l’oxygène à ton air.
Réveil sur ce corps, presque mort, trop longtemps endormi des
habitudes de vie.
Entre ses bras et dans tes draps, tu la regardes dormir. Souffle de vie.
Quelques larmes mouillent tes yeux candides. Départ.
Désir
Automne : « Ma bulle d’oxygène, ma douce folie, mon phare au loin, mon énergie, cette goutte d’absinthe qui met de l’ivresse à ma vie, tu guides mes pas dans la clarté du jour, et allume mes nuits d’insomnie d’audacieuses envies »
Les feuilles folles et colorées s’envolent comme les promesses d’été, le
roux de ses cheveux, la douceur de sa peau, les lumières de ses yeux
illuminent tes nuits d’un tout nouvel éclat, elle éclaire ta vie. Chaque
jour, chaque nuit, tu la respires, tu l’espères. Attente.
Amour
Hiver : « Mon cœur sonne creux dans le vide de mes draps, immensité de l’océan sombre et froid qui me glace les os et le sang quand sonne le glas »
Le vent a emporté le rouge de ses baisers, la neige a recouvert le feu de
la passion, le froid a glacé tes pensées. Le noir a enseveli les couleurs
de l’été et de l’automne. La fée s’est froissée, ses ailes sont cassées. La
jalousie te ronge. Enfermée dans son écosphère, elle est déjà loin, tu la
perds. Solitude.
Silence
Printemps : « Et je m’en vais, cheveux au vent, les paysages se succèdent à l’horizon, tout défile alors que tout fout le camp dans l’air du temps »
Et nait, une nouvelle fleur, arrosée par tes pleurs, qui éclot à la chaleur
du soleil et réchauffe ta peine. La fée s’est envolée en emportant tes
rêves et ton amour papier. Eclaircie d’un espoir, la douceur d’une saison,
l’éphémère sensation d’être toujours vivant. Revivre.
Renaissance