Revue Miroir

La lumière sourd du sombre de ta peau. Tu es retrouvée à la rive, même après l’étreinte. Tu surgis pour la rue antique, son pavé noir miroir, le mur caressé de rondeurs. Tu es dans les phrases que je ne toucherais pas. Une seule ouvre la chambre où le silence comble. Tu marches en avant de mon temps et la neige t’es parure. Nous étions – avant que tu ne sois, avant que je ne sois. Tu resteras près de la rivière au soir, sans fardeau de nom et de visage. Tu es l’amour le plus lointain. 

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