Soie patiente

La patience, comme un cocon immaculé, dont je déroule très lentement le fil soyeux,
Ce fil, parfois je le prends, souvent je le perds,
J’aime y flâner, en équilibre,
Il m’emmène si loin, sur des mètres et des mètres,
Je remonte doucement à son origine,
A cette énorme et insatiable chenille blanche,
A son inlassable gourmandise,
Qui fera du vert, le blanc,
De la feuille du mûrier,
Le satin, la soie, le velours éclatants,
J’en confectionnerai une robe à la couleur lente,
Et je m’envelopperai de ce précieux cadeau,
Donnée par celle qui maintenant est devenue imago.

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