Le décompte
Dix, Neuf, Huit…Quatre, Trois!
Mia, Angel, Angelina…
Qui de nous effleurera
La feuille ou la plume
Au seuil d’une fragilité ?
Dix, Neuf, Sept…
Cinq, Un!
Si tes yeux exploraient les miens
Et mes doigts tes cheveux
Je garderai en moi
Cette grâce discrète
Et mon sourire ému
Au seuil de liens secrets.
Je nous appellerai Louves
Renardes ou Sacha
Aux seuils amoureux des forêts.
Mais tu n’es qu’une larme
Sur la peau de ma joue.
Filant mes insomnies
Au seuil d’une douleur éperdue.
Dix, Neuf, Six…
Deux, Zéro !
La chute du décompte
D’une infinité de morsures !
Morsures d’un blanc linceul hurlant
Au seuil de nos corps déracinés !
Morsures d’une infortune
Au seuil de mon coeur qui se tait
De n’avoir déjoué le décompte
Le temps de caresser
Ton nom
D’un au-revoir.
Dix, Neuf, Huit…
Quatre, Trois !
L’amour comme feuilles en forêts…
L’amour
Ne se dénombre pas.
Mia!
Angel !
Angelina !